La bonne moitié

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La bonne moitié : l’un des quinze exemplaires sur Hollande, avant vingt-cinq exemplaires sur vélin d’Arches.

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L’un des quinze exemplaires sur Hollande, avant vingt-cinq exemplaires sur vélin d’Arches.

Qui est Théo Vanderputte, une «si vieille personne» qui s'occupe des enfants des résistants fusillés, jusqu'au jour où ces enfants «s'occupent» de lui à leur tour ? Un monstre qui dort peut-être toujours au fond de l'humain, dans cette tanière obscure où l'Histoire va si souvent le chercher, le réveiller, l'utiliser ? Un martyr, un traître, ou les deux à la fois ? Comment distinguer en lui la «bonne moitié» de l'autre, la part coupable ? Comment le «calculer» ? Comment, dans cette étrange et presque clownesque créature qui semble surgie de quelque tragique et bouffonne commedia dell'arte, châtier ce qui ne peut être pardonné et épargner ce qui est pitoyable ?
Tel est le dilemme devant lequel se trouvent Luc, fils d'un compagnon de la Libération, dix-huit ans, Raton, un pied-noir, seize ans, Jannie, seize ans, et Velours, douze ans. Réfugiés dans l'hôtel particulier d'un déporté à Buchenwald, ils sont soudain confrontés avec tout ce qui, dans l'homme, est pitié, horreur, crime, absurdité, vilenie, mais, par-dessus tout, victime.
Recherché par les comités d'épuration, Théo est jugé par ses pupilles, dont l'aîné, Luc Martin, reconnaît en lui l'incarnation même de ce qu'une époque terrible a pu faire de l'homme - et à l'homme.

Romain Gary

Romain Gary, né Roman Kacew à Vilnius en 1914, est élevé par sa mère qui place en lui de grandes espérances, comme il le racontera dans La promesse de l’aube. Pauvre, «cosaque un peu tartare mâtiné de juif», il arrive en France à l’âge de quatorze ans et s’installe avec sa mère à Nice. Après des études de droit, il s’engage dans l’aviation et rejoint le général de Gaulle en 1940. Son premier roman, Éducation européenne, paraît avec succès en 1945 et révèle un grand conteur au style rude et poétique. La même année, il entre au Quai d’Orsay. Grâce à son métier de diplomate, il séjourne à Sofia, New York, Los Angeles, La Paz. En 1948, il publie Le grand vestiaire, et reçoit le prix Goncourt en 1956 pour Les racines du ciel. Consul à Los Angeles, il quitte la diplomatie en 1960, écrit Les oiseaux vont mourir au Pérou (Gloire à nos illustres pionniers) et épouse l’actrice Jean Seberg en 1963. Il fait paraître un roman humoristique, Lady L., se lance dans de vastes sagas : La comédie américaine et Frère Océan, rédige des scénarios et réalise deux films. Peu à peu les romans de Gary laissent percer son angoisse du déclin et de la vieillesse : Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valableClair de femme. Jean Seberg se donne la mort en 1979. En 1980, Romain Gary fait paraître son dernier roman, Les cerfs-volants, avant de se suicider à Paris en décembre. Il laisse un document posthume où il révèle qu’il se dissimulait sous le nom d’Émile Ajar, auteur d’ouvrages majeurs : Gros-CâlinLa vie devant soi, qui a reçu le prix Goncourt en 1975, Pseudo et L’angoisse du roi Salomon.

  • Gary, Romain
  • La Bonne moitié
  • Édition originale
  • Éditions Gallimard
  • Blanche
  • 1979
  • 15 cm
  • 22 cm
  • 4
  • Excellent
  • 160
  • Broché non découronné, couverture à rabats
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